
La conversion entre gigabytes (GB) et gigaoctets (Go) reste l’une des questions les plus fréquentes dans le domaine du stockage informatique. Cette confusion s’explique par la coexistence de deux systèmes de mesure distincts : le système décimal utilisé par les fabricants de matériel et le système binaire employé par les systèmes d’exploitation. Comprendre cette différence fondamentale permet d’anticiper l’écart entre la capacité annoncée d’un périphérique de stockage et l’espace réellement disponible. Pour un dispositif de 128 GB, cette distinction prend une importance particulière, car elle influence directement l’expérience utilisateur et les performances du système.
Différence fondamentale entre GB et go dans les systèmes de mesure informatique
Définition technique du gigabyte (GB) selon le système décimal
Le gigabyte (GB) suit strictement le système international d’unités (SI), où chaque préfixe correspond à une puissance de 10. Un gigabyte équivaut précisément à 1 000 000 000 octets, soit 10³ octets. Cette définition, adoptée par l’ensemble de l’industrie du stockage, facilite les calculs de marketing et la standardisation des capacités. Les fabricants de disques durs, de SSD et de cartes mémoire utilisent exclusivement cette nomenclature pour spécifier leurs produits.
Cette approche décimale présente l’avantage de la simplicité arithmétique. Un téraoctet (TB) correspond exactement à 1 000 GB, facilitant ainsi les conversions et les comparaisons entre différentes capacités. L’uniformité de cette mesure permet aux consommateurs de comprendre intuitivement les relations entre les diverses unités de stockage disponibles sur le marché.
Définition du gigaoctet (go) dans le système binaire français
Le gigaoctet (Go) repose sur le système binaire naturel des ordinateurs, où chaque niveau correspond à une puissance de 2. Un gigaoctet représente 1 073 741 824 octets, soit 2³⁰ octets. Cette mesure reflète fidèlement le fonctionnement interne des processeurs et des systèmes de gestion mémoire, qui manipulent les données par blocs de tailles binaires.
La logique binaire s’impose naturellement dans l’architecture informatique. Les adresses mémoire, les tailles de cache et les blocs de données suivent tous des multiples de 2. Cette cohérence technique explique pourquoi Windows, macOS et Linux affichent les capacités de stockage en utilisant le système binaire, même si la terminologie employée peut parfois prêter à confusion.
Standards IEEE 1541 et IEC 60027-2 pour les unités de stockage
L’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) et la Commission électrotechnique internationale (IEC) ont établi des standards précis pour résoudre l’ambiguïté terminologique. Le standard IEEE 1541-2002 recommande l’utilisation de préfixes binaires distincts : kibi (Ki), mébi (Mi), gibi (Gi) et tébi (Ti) pour les puissances de 2. Ainsi, un gibioctet (Gio) correspond à 2³⁰ octets, soit 1 073 741 824 octets.
La norme IEC 60027-2 complète cette standardisation en définissant clairement les symboles et les conventions d’écriture. Ces standards visent à éliminer toute ambiguïté entre les mesures décimales et binaires. Cependant, leur adoption reste inégale selon les secteurs et les régions géographiques, perpétu
uite cette ambiguïté auprès du grand public. De nombreux fabricants continuent d’afficher des capacités en GB tout en laissant les systèmes d’exploitation les interpréter et les présenter en Go ou en Gio, d’où les écarts que vous constatez au quotidien.
Impact des normes JEDEC sur la terminologie des fabricants
Le JEDEC (Joint Electron Device Engineering Council) joue un rôle central dans la normalisation de la mémoire vive (RAM), de la mémoire flash et d’autres composants électroniques. Ses spécifications adoptent en pratique une approche hybride : les capacités sont souvent exprimées en puissances de 2 pour des raisons techniques, mais communiquées en préfixes décimaux (MB, GB) dans les documents marketing. Cette dualité renforce la confusion entre gigabyte (GB), gibibyte (Gio) et gigaoctet (Go) lors de la lecture des fiches techniques.
Concrètement, un module de mémoire annoncé à 8 GB par un fabricant suit en réalité une organisation binaire interne proche de 8 Gio. Cependant, le JEDEC tolère l’usage de la notation GB dans les documents commerciaux, tant que les spécifications techniques détaillées précisent le nombre exact de bits adressables. Pour l’utilisateur final, le résultat est clair : l’appareil semble disposer de « moins » de gigaoctets que prévu lorsque le système d’exploitation applique strictement la conversion binaire.
C’est précisément ce contexte normatif qui explique pourquoi un support de stockage de 128 GB n’affichera jamais 128 Go dans Windows ou macOS. Les fabricants respectent les normes JEDEC, IEEE et IEC, mais les systèmes d’exploitation, eux, privilégient une représentation fidèle au fonctionnement binaire. Comprendre ce jeu de normes vous permet donc de relativiser les « gigas manquants » et d’anticiper la conversion entre 128 GB et Go.
Calcul précis de conversion 128 GB vers go selon les standards internationaux
Méthode de conversion base 10 vers base 2 pour les unités de stockage
Pour convertir 128 GB en Go de manière rigoureuse, il faut d’abord rappeler que le gigabyte des fabricants est décimal (10³), alors que le gigaoctet utilisé par les systèmes et par la tradition française est souvent binaire (2³⁰). Autrement dit, vous partez d’une capacité exprimée en milliards d’octets pour la réinterpréter en blocs de 1 073 741 824 octets. La conversion de 128 GB en Go revient donc à comparer deux tailles de « seaux » différents pour contenir la même quantité d’octets.
La première étape consiste à exprimer les 128 GB en octets décimaux : 128 × 1 000 000 000 octets. Ensuite, vous divisez ce résultat par la taille d’un gigaoctet binaire, soit 1 073 741 824 octets. Le quotient obtenu représente le nombre de Go (au sens binaire) réellement perçus par votre système d’exploitation. Ce passage de la base 10 à la base 2 est au cœur de la différence visible entre capacité annoncée et espace affiché.
Application du facteur 1,073741824 dans la conversion GB-Go
Pour simplifier les calculs sans perdre en précision, on utilise généralement un facteur de conversion unique entre les deux systèmes : 1,073741824. Ce nombre correspond à 2³⁰ ÷ 10⁹, c’est-à-dire à la taille d’un Go binaire rapportée à celle d’un GB décimal. Plutôt que de manipuler de très grands nombres d’octets, il suffit alors de diviser les gigabytes par ce facteur pour obtenir l’équivalent en gigaoctets binaires.
La relation peut se résumer ainsi : Go = GB ÷ 1,073741824. Appliquée à notre cas de 128 GB, la conversion devient donc un simple calcul de division. Cette méthode est particulièrement utile si vous souhaitez estimer rapidement la capacité « réelle » d’un support de stockage de 64 GB, 128 GB, 256 GB, etc., sans sortir une calculatrice scientifique. Vous conservez ainsi une cohérence avec l’affichage des principaux systèmes d’exploitation.
Formule mathématique exacte : 128 × (1000³ ÷ 1024³)
Pour les utilisateurs les plus exigeants, il est possible d’exprimer la conversion de manière encore plus formelle. Un gigabyte est défini comme 1000³ octets, tandis qu’un gigaoctet binaire correspond à 1024³ octets. La conversion de 128 GB en Go se formule donc comme suit :
128 GB × (1000³ ÷ 1024³)
En développant, cela donne : 128 × (1 000 000 000 ÷ 1 073 741 824). Le rapport 1 000 000 000 ÷ 1 073 741 824 est précisément égal à 0,9313225746154785…, que l’on retrouve sous la forme de 1 ÷ 1,073741824. Multiplier 128 GB par ce coefficient revient donc à adapter une quantité d’octets mesurée en base 10 à une unité de taille mesurée en base 2.
Résultat détaillé : 119,20928955078125 go précis
En appliquant la formule précédente, on obtient le résultat exact suivant : 128 GB = 119,20928955078125 Go. En pratique, les systèmes d’exploitation arrondissent généralement cette valeur à 119,2 Go ou 119 Go pour simplifier l’affichage. Vous remarquez ainsi un écart d’environ 8,79 Go entre la capacité annoncée (128 GB) et la capacité perçue (~119 Go). Cet écart ne correspond pas à de l’espace « perdu », mais à une simple différence de système de mesure.
Pour se faire une idée plus intuitive, on peut comparer cela à un litre mesuré avec deux types de verres légèrement différents. Le volume total d’eau ne change pas, mais le nombre de verres remplis varie selon la taille du récipient. De la même manière, 128 GB convertis en Go ne traduisent pas une perte de données, mais une relecture de la même quantité d’octets avec une grille de lecture binaire. Lorsque vous achetez un support de 128 GB, vous savez désormais qu’il représentera environ 119,21 Go dans l’interface de votre système.
Applications pratiques dans les dispositifs de stockage populaires
Cartes mémoire SanDisk ultra 128GB et capacité réelle disponible
Les cartes mémoire SanDisk Ultra 128GB constituent un excellent exemple concret de cette conversion 128 GB vers Go. Sur l’emballage, la capacité est clairement annoncée en gigabytes décimaux pour rester cohérente avec les standards marketing. Une fois insérée dans un appareil photo, un smartphone ou un ordinateur, la même carte affiche toutefois une capacité d’environ 119 Go, conformément au calcul que nous venons de détailler.
Il faut par ailleurs tenir compte de l’espace réservé au système de fichiers (FAT32, exFAT, etc.) et aux structures de gestion interne de la carte. Quelques centaines de mégaoctets supplémentaires peuvent ainsi disparaître de l’affichage, réduisant encore légèrement la capacité utilisable. Si vous vous demandez combien de photos, de vidéos ou de fichiers audio peuvent tenir sur une carte SanDisk Ultra 128GB, la bonne base de calcul à utiliser est donc 119 Go, et non 128 GB.
Clés USB kingston DataTraveler 128GB versus espace utilisable
Les clés USB Kingston DataTraveler 128GB obéissent à la même logique. Annoncées en 128 GB décimaux, elles apparaissent généralement avec une capacité comprise entre 115 et 119 Go dans l’explorateur de fichiers, selon le type de formatage choisi (FAT32, exFAT, NTFS) et les partitions éventuelles. Là encore, la conversion 128 GB en Go explique l’essentiel de l’écart que vous observez.
Dans un usage quotidien, cette différence a des implications concrètes : si vous prévoyez, par exemple, de copier 120 Go de vidéos mesurées en Go binaires, une clé USB de 128 GB risque d’être insuffisante. Mieux vaut alors viser une capacité supérieure (256 GB) ou réévaluer la taille réelle de vos fichiers. En gardant à l’esprit que 128 GB convertis en Go donnent environ 119 Go, vous évitez les mauvaises surprises lors de gros transferts de données.
Disques SSD samsung 980 PRO 128GB et formatage NTFS
Sur les disques SSD, comme le Samsung 980 PRO 128GB, la conversion 128 GB → Go se combine à d’autres facteurs techniques. D’une part, le formatage en NTFS ou en APFS crée des structures de métadonnées et de journaux qui consomment une partie de l’espace total. D’autre part, les constructeurs réservent souvent une fraction de la capacité physique (over-provisioning) pour optimiser la durée de vie et les performances du SSD.
Résultat : un SSD estampillé 128GB pourra n’afficher qu’environ 119 Go, dont une partie encore réduite sera réellement disponible pour l’utilisateur après installation du système d’exploitation et des applications. Lorsque vous dimensionnez un SSD pour un PC ou un ordinateur portable, intégrer cette conversion 128 GB en Go vous permet de choisir une capacité adaptée à vos besoins réels (système, logiciels, jeux, données personnelles) sans sous-estimer l’espace nécessaire.
Smartphones iphone et android avec stockage interne 128GB
Les smartphones modernes (iPhone, Samsung Galaxy, Xiaomi, etc.) proposent très souvent une option de stockage interne de 128GB. Là encore, même si l’interface utilisateur affiche parfois simplement « 128 Go », la capacité réellement exploitable par l’utilisateur tourne plutôt autour de 110 à 115 Go. Pourquoi cette valeur est-elle encore inférieure aux 119,21 Go que nous avons calculés précédemment ?
La réponse tient au fait que le système d’exploitation (iOS ou Android), les applications préinstallées et les partitions de récupération occupent une part importante du stockage. Vous disposez donc d’un double phénomène : la conversion de 128 GB vers environ 119 Go, puis la consommation de plusieurs gigaoctets par le système lui-même. Lorsque vous choisissez un smartphone 128GB, gardez en tête que vous n’aurez jamais l’intégralité de ces 128 GB à votre disposition, et basez plutôt vos estimations sur une fourchette de 110 Go de stockage utile.
Implications techniques pour les systèmes d’exploitation
Les systèmes d’exploitation comme Windows, macOS, iOS, Android ou les différentes distributions Linux interprètent tous les 128 GB de manière similaire, mais ne les affichent pas toujours de la même façon. Windows, par exemple, utilise historiquement des unités binaires tout en les étiquetant avec des préfixes décimaux (Go, Mo), ce qui accentue la confusion. macOS, à l’inverse, a progressivement basculé vers une présentation strictement décimale dans certaines interfaces, affichant 128 GB proches de la valeur annoncée par les fabricants.
Sur un même support 128GB, vous pouvez donc voir des valeurs légèrement différentes selon l’OS et l’outil d’analyse utilisé. Un gestionnaire de disques orienté bas niveau exprimera parfois les capacités en Gio (gibioctets), tandis que l’explorateur de fichiers arrondira en Go. Pour l’utilisateur, l’essentiel est de comprendre que ces variations d’affichage ne signifient pas que des gigaoctets ont « disparu », mais que chaque système applique ses propres conventions basées soit sur le décimal, soit sur le binaire, soit sur un mélange des deux.
Cette compréhension a un impact direct lorsqu’on planifie l’installation d’un système sur un SSD de 128GB ou l’activation du chiffrement complet du disque. Vous devez tenir compte de l’espace pris par les partitions systèmes, les fichiers d’échange (swap, pagefile) et les points de restauration. En partant de la base de 128 GB convertis en ~119 Go, puis en déduisant ce que le système consomme, vous obtenez une estimation plus réaliste de l’espace disponible pour vos données et vos applications.
Comparaison avec autres capacités de stockage courantes
Pour mieux situer la conversion de 128 GB en Go, il est utile de la comparer à d’autres capacités populaires comme 64 GB, 256 GB ou 512 GB. La même logique s’applique : chaque fois que vous augmentez d’un facteur 2 en GB, la capacité réelle en Go suit le même rapport, tout en subissant la réduction due à la conversion binaire. Ainsi, 64 GB correspondent à environ 59,6 Go, 256 GB à environ 238,4 Go et 512 GB à environ 476,8 Go.
En pratique, cela signifie qu’un passage de 128 GB à 256 GB ne double pas seulement la valeur marketing, mais quasiment aussi l’espace utilisable, une fois converti en Go. Si vous savez déjà que vos besoins réels dépassent les 100 Go de données (jeux, vidéos 4K, bibliothèques photo), il peut être judicieux d’opter pour 256 GB plutôt que 128GB pour éviter d’être rapidement à l’étroit. La connaissance de la conversion 128 GB → 119 Go sert alors de repère pour dimensionner vos futurs achats de stockage.
Vous pouvez également utiliser ce principe pour estimer rapidement la capacité restante sur un disque ou un smartphone. En gardant en tête qu’en moyenne, la capacité affichée en Go représente environ 93 % de la capacité annoncée en GB, vous disposez d’un ordre de grandeur simple à mémoriser. Que vous envisagiez d’acheter une clé USB de 128GB, un SSD de 512GB ou un smartphone 256GB, cette règle de conversion vous aidera à anticiper la place réellement disponible et à éviter les mauvaises surprises au moment de stocker vos fichiers les plus importants.