# Combien de Ko y a-t-il dans un Go exactement ?

La question peut sembler simple en apparence, pourtant elle révèle l’une des confusions les plus persistantes du monde informatique. Lorsque vous achetez un disque dur de 500 Go et constatez que votre système d’exploitation n’affiche que 465 Go disponibles, vous n’êtes pas victime d’une arnaque. Cette différence illustre un débat technique qui oppose depuis des décennies deux systèmes de mesure concurrents. D’un côté, le système binaire historiquement utilisé par les informaticiens, de l’autre, le système décimal adopté par les fabricants de matériel. Cette dualité crée une ambiguïté permanente dans la conversion des unités de stockage, affectant aussi bien les professionnels que les utilisateurs particuliers. Comprendre cette distinction fondamentale permet non seulement de déchiffrer les spécifications techniques, mais aussi d’anticiper l’espace réellement disponible sur vos périphériques de stockage.

La définition précise du kilooctet (ko) dans le système binaire

Le kilooctet constitue l’une des premières unités de mesure dérivées de l’octet, cette brique élémentaire composée de 8 bits qui forme la base du stockage numérique. Contrairement aux unités de mesure conventionnelles comme le kilomètre ou le kilogramme qui suivent strictement le système décimal, le kilooctet informatique s’inscrit dans une logique différente, dictée par l’architecture même des ordinateurs.

Le kilooctet en base 2 : 1024 octets selon la norme IEC

Dans le système binaire traditionnel, un kilooctet équivaut précisément à 1024 octets, et non à 1000 comme pourrait le suggérer le préfixe « kilo ». Cette valeur découle directement du fonctionnement des circuits électroniques qui composent la mémoire informatique. Les ordinateurs manipulent l’information sous forme binaire, c’est-à-dire en utilisant uniquement deux états : 0 et 1. Cette contrainte technique privilégie les puissances de deux dans l’organisation de la mémoire. Le nombre 1024 représente 2 à la puissance 10, soit la puissance de deux la plus proche de 1000, ce qui explique son adoption par les pionniers de l’informatique.

La distinction entre kilooctet (ko) et kibioctet (kio) depuis 1998

Face à la confusion croissante entre les deux systèmes, la Commission Électrotechnique Internationale (IEC) a introduit en 1998 une nouvelle nomenclature destinée à clarifier la situation. Le terme kibioctet (Kio), contraction de « kilo binaire octet », désigne désormais officiellement la valeur de 1024 octets. Cette distinction permet théoriquement de réserver le terme « kilooctet » (Ko) pour la valeur décimale de 1000 octets. Toutefois, cette standardisation peine à s’imposer dans la pratique quotidienne, où l’ancienne terminologie reste majoritairement utilisée, créant une ambiguïté persistante dans les spécifications techniques.

Le calcul binaire : pourquoi 2^10 et non 1000

La préférence pour les puissances de deux ne relève pas d’un caprice des informaticiens, mais d’une nécessité technique profonde. Les circuits de mémoire sont organisés en lignes d’adressage binaires : avec 10 lignes d’adressage, vous pouvez accéder à exactement 2^10 positions mémoire, soit 1024 emplacements. Utiliser une base décimale

en stockage impliquerait des découpages mémoire non naturels, avec des « trous » inutilisables. En adoptant des tailles basées sur 2^10, 2^20, 2^30, etc., les fabricants de composants et les concepteurs de systèmes d’exploitation optimisent l’adressage et simplifient l’électronique. Pour vous, cela se traduit par des blocs de mémoire parfaitement exploités, mais aussi par cette fameuse valeur de 1024 octets pour un kilooctet en logique binaire.

On peut comparer cela à des boîtes de rangement : si toutes vos étagères sont prévues pour accueillir des boîtes de 8 emplacements alignés, il est beaucoup plus simple de travailler avec des multiples de 8 qu’avec des nombres « ronds » comme 10. En informatique, ce sont ces « multiples binaires » qui dominent et expliquent l’écart entre le kilo scientifique (1000) et le kilo « informatique » (1024) historiquement utilisé.

L’octet comme unité de mesure fondamentale en informatique

Pour bien comprendre combien de Ko il y a dans un Go, il faut revenir à la base : l’octet. Un octet est un groupe de 8 bits, chaque bit pouvant prendre la valeur 0 ou 1. Avec 8 bits, on peut coder 256 combinaisons différentes, suffisantes pour représenter un caractère de texte simple (lettre, chiffre, symbole) dans la plupart des jeux de caractères historiques.

Toutes les unités de stockage sont construites à partir de l’octet : Ko, Mo, Go, To, etc. Quand vous voyez « 1 Go », cela signifie donc, selon le système choisi, soit 1 000 000 000 octets (système décimal), soit 1 073 741 824 octets (système binaire, 2^30). C’est exactement comme si l’on comptait des briques dans un mur : que vous parliez en rangées, en colonnes ou en m², au final vous manipulez toujours la même brique élémentaire.

En pratique, les systèmes d’exploitation affichent presque toujours les capacités en multiples d’octets et convertissent ensuite ces octets en Ko, Mo ou Go selon une convention (binaire ou décimale). C’est cette étape de conversion qui crée les écarts visibles entre les chiffres annoncés par les fabricants et ceux affichés par votre ordinateur.

La définition du gigaoctet (go) et ses variantes normatives

Après le kilooctet et le mégaoctet, le gigaoctet (Go) est devenu l’unité de référence pour parler de capacité de stockage sur disque dur, SSD, clé USB ou carte mémoire. Pourtant, comme pour le Ko, deux définitions coexistent. Selon que l’on adopte le système binaire ou le système décimal, « 1 Go » ne représente pas exactement le même nombre d’octets. Cette ambiguïté est au cœur de la question « combien de Ko dans un Go ».

Le gigaoctet binaire : 1 073 741 824 octets en système IEC

Dans la logique binaire historique, un gigaoctet correspond à 2^30 octets, soit exactement 1 073 741 824 octets. Cette définition s’inscrit dans la continuité du kilooctet (2^10) et du mégaoctet (2^20). On peut donc écrire, dans le système binaire :

1 Go (binaire) = 1024 Mo (binaires) = 1024 × 1024 Ko (binaires) = 2^30 octets

Cette valeur est celle qu’utilisent encore de nombreux systèmes d’exploitation et outils techniques lorsqu’ils parlent de Go sans autre précision. Pour un administrateur système ou un développeur, cette convention binaire reste souvent la plus naturelle, car elle s’aligne sur la manière dont la mémoire et les systèmes de fichiers sont réellement structurés.

Le gibioctet (gio) : la nomenclature officielle pour 2^30 octets

Pour lever l’ambiguïté, la norme IEC a introduit en 1998 le terme gibioctet (abrégé en Gio) pour désigner spécifiquement 2^30 octets. Un gibioctet vaut donc 1 073 741 824 octets, et non un milliard d’octets. De la même manière, le mébioctet (Mio) représente 2^20 octets, et le kibioctet (Kio) 2^10 octets.

En théorie, la distinction devrait être simple : Go pour 1 000 000 000 octets (système décimal), Gio pour 1 073 741 824 octets (système binaire). En pratique, la plupart des interfaces grand public continuent d’afficher « Go » là où elles devraient écrire « Gio ». Vous comprenez mieux maintenant pourquoi deux logiciels peuvent ne pas indiquer la même taille pour un même fichier ou un même disque.

Le gigaoctet décimal : 1 000 000 000 octets selon le SI

Le système international d’unités (SI) définit le préfixe « giga » comme 10^9, c’est-à-dire un milliard. Appliqué à l’octet, un gigaoctet décimal correspond donc à 1 000 000 000 octets. C’est cette définition qui est utilisée par les fabricants de disques durs, de SSD, de cartes mémoire et, de plus en plus, par certains systèmes d’exploitation modernes.

Pourquoi ce choix ? D’abord, parce qu’il est cohérent avec toutes les autres grandeurs physiques : 1 kilomètre vaut 1000 mètres, 1 kilogramme vaut 1000 grammes, 1 gigaoctet vaut 1 000 000 000 octets. Ensuite, parce qu’il permet d’annoncer des chiffres de capacité plus « flatteurs » pour le marketing. Un disque de 500 « Go » décimaux contiendra moins d’octets qu’un disque de 500 « Go » binaires, mais le nombre affiché sur la boîte reste 500 dans les deux cas.

Les normes ISO/IEC 80000-13 pour les unités de stockage

Pour harmoniser tout cela, la norme ISO/IEC 80000-13 est venue préciser les règles d’usage des préfixes pour les quantités d’information. Elle entérine la distinction entre :

  • les préfixes SI (kilo, méga, giga, téra, etc.) pour les multiples en base 10 (1000, 10^6, 10^9…),
  • les préfixes binaires (kibi, mébi, gibi, tébi, etc.) pour les multiples en base 2 (2^10, 2^20, 2^30…).

Selon cette norme, un Go doit donc toujours signifier 10^9 octets, tandis qu’un Gio désigne 2^30 octets. Dans la réalité du marché, toutefois, cette rigueur est loin d’être systématique : de nombreux logiciels et documentations mélangent encore les deux conventions. C’est pourquoi, lorsque vous cherchez à savoir précisément combien de Ko il y a dans un Go, vous devez toujours commencer par une question clé : « De quel système parle-t-on, décimal ou binaire ? ».

Le calcul exact : combien de ko dans un go selon les systèmes

Maintenant que les définitions sont posées, revenons à la question centrale : combien de Ko y a-t-il dans un Go exactement ? La réponse dépend entièrement du système choisi. Dans un contexte binaire, on n’obtient pas le même résultat que dans un contexte décimal. C’est ce qui explique les chiffres différents que vous pouvez rencontrer d’un site ou d’un outil à l’autre.

1 048 576 ko dans un go en système binaire (2^20)

En système binaire, 1 Ko (ou plus précisément 1 Kio) vaut 1024 octets, et 1 Go (ou 1 Gio) vaut 1 073 741 824 octets (2^30). Pour connaître le nombre de Ko dans un Go, il suffit de diviser :

1 Go (binaire) = 1 073 741 824 octets ÷ 1024 octets par Ko = 1 048 576 Ko

On retrouve ici 2^20, soit 1 048 576, ce qui est logique puisque l’on passe de 2^30 à 2^10 (2^30 ÷ 2^10 = 2^20). Concrètement, cela signifie qu’en logique binaire, un gigaoctet regroupe un peu plus d’un million de kilooctets, et non un million tout rond. Pour un développeur ou un administrateur système qui travaille avec des structures binaires, cette valeur de 1 048 576 Ko par Go est la référence à retenir.

1 000 000 ko dans un go en système décimal

En système décimal, le raisonnement est beaucoup plus simple : 1 Ko = 1000 octets et 1 Go = 1 000 000 000 octets. Le nombre de Ko dans un Go se calcule donc de la manière suivante :

1 Go (décimal) = 1 000 000 000 octets ÷ 1000 octets par Ko = 1 000 000 Ko

On obtient ici un million de Ko par Go, ce qui est intuitif et cohérent avec l’ensemble du système international d’unités. C’est la convention utilisée par la plupart des constructeurs de matériels et par certains systèmes d’exploitation récents pour l’affichage des capacités de disque ou de clé USB. Lorsque votre fournisseur d’accès Internet parle de « 5 Go de data », il raisonne lui aussi en général sur cette base décimale.

La formule de conversion : go × 1024 × 1024 pour le binaire

Pour convertir un nombre de Go en Ko en système binaire, vous pouvez retenir une formule simple :

Nombre de Ko = Nombre de Go × 1024 × 1024

En effet, 1 Go = 1024 Mo et 1 Mo = 1024 Ko. En multipliant deux fois par 1024, on obtient bien 1024 × 1024 = 1 048 576 Ko par Go. Par exemple, 5 Go en convention binaire représentent :

5 × 1024 × 1024 = 5 242 880 Ko

En système décimal, la formule est encore plus directe : Nombre de Ko = Nombre de Go × 1 000 000. Pour les usages du quotidien (forfaits Internet, communiqués commerciaux des fabricants, etc.), c’est souvent cette règle par défaut que vous pouvez appliquer si rien n’indique explicitement une convention binaire.

Les divergences entre fabricants de disques durs et systèmes d’exploitation

Vous comprenez désormais pourquoi « 1 Go » peut signifier deux choses différentes. Mais comment cela se traduit-il concrètement sur vos disques durs, SSD et systèmes d’exploitation ? La réponse tient en une phrase : constructeurs et éditeurs logiciels n’ont pas choisi la même convention. Cette divergence explique, par exemple, pourquoi un disque de 500 Go n’affiche pas réellement 500 Go sous Windows.

Windows et la convention binaire dans l’explorateur de fichiers

Historiquement, Windows a toujours utilisé la convention binaire pour afficher les espaces de stockage, tout en conservant les abréviations « Ko », « Mo » et « Go ». Lorsque l’Explorateur de fichiers indique qu’un disque a une capacité de « 465 Go », il s’agit en réalité de 465 Gio, soit 465 × 2^30 octets.

Le problème, c’est que cette convention binaire s’applique à des disques dont la capacité est, elle, exprimée en décimal par les constructeurs. Windows prend donc le nombre réel d’octets présents sur le disque (par exemple 500 000 000 000 octets), puis le divise par 2^30 pour afficher la capacité en « Go ». Le résultat est mécaniquement inférieur au chiffre marketing imprimé sur la boîte, ce qui peut donner l’impression d’une capacité « manquante ».

Les constructeurs WD, seagate et samsung utilisent le système décimal

À l’inverse, les grands constructeurs de disques comme Western Digital (WD), Seagate ou Samsung ont massivement adopté le système décimal. Sur un emballage, la mention « 1 To = 1 000 000 000 000 bytes » est devenue la norme. Il ne s’agit pas d’une erreur mais d’une application stricte du système international d’unités.

De leur point de vue, 500 Go signifient donc 500 × 1 000 000 000 octets, ni plus ni moins. Lorsqu’un système d’exploitation binaire interprète cette capacité, il « re-étiquette » ce volume en Gio, d’où l’écart visible. Certains fabricants ajoutent d’ailleurs désormais une note en petit caractère pour expliquer que la capacité utilisable peut être inférieure à celle indiquée, en raison des différences de calcul et de l’espace réservé aux systèmes de fichiers.

Macos et le passage au système décimal depuis OS X 10.6 snow leopard

Apple a pris une autre direction. Depuis macOS 10.6 Snow Leopard, le système utilise officiellement la convention décimale pour l’affichage des capacités de stockage. Autrement dit, quand macOS affiche « 500 Go », il parle bien de 500 × 1 000 000 000 octets, cohérent avec la valeur annoncée par le constructeur du disque.

Ce choix réduit considérablement la confusion pour l’utilisateur final : disque et système d’exploitation « parlent la même langue ». En revanche, pour les techniciens habitués aux puissances de deux, cette approche décimale peut demander un temps d’adaptation. Là encore, cela montre qu’il n’existe pas une seule vérité, mais des conventions différentes selon les environnements.

Linux et les outils comme df, du : affichage selon les distributions

Dans le monde Linux, la situation est plus nuancée. Les outils en ligne de commande comme df ou du ont longtemps affiché les tailles en blocs de 1024 octets, en utilisant une convention binaire tout en marquant « K », « M » ou « G ». Avec l’option -h (human-readable), ils convertissent les valeurs brutes en unités lisibles, mais la convention exacte peut varier selon la distribution et la version des utilitaires.

Par exemple, sur certaines distributions récentes, lsblk ou gnome-disks adoptent le décimal pour rester cohérents avec les capacités marketing, tandis que df -h continue d’utiliser des puissances de deux. En tant qu’utilisateur, il est donc essentiel de vérifier la documentation de l’outil ou de l’environnement : une même valeur en « Go » n’a pas forcément la même signification selon que l’on parle de Go ou de Gio en coulisse.

L’impact pratique sur le stockage réel de vos données

Tout cela n’est pas qu’un débat théorique : les différences entre Go décimaux et Go binaires ont un impact direct sur la capacité réelle dont vous disposez pour stocker vos fichiers. Que se passe-t-il concrètement lorsqu’on achète un disque dur ou un SSD affiché à 500 Go, 1 To ou 2 To ? Comment expliquer l’écart entre capacité annoncée et capacité visible dans le système ?

L’écart de 7,37% entre capacité annoncée et capacité disponible

La différence la plus connue est celle qui existe entre 1 Go décimal (10^9 octets) et 1 Gio binaire (2^30 octets). Le rapport entre les deux est d’environ 1,0737. Cela signifie qu’un « Go » décimal vaut environ 0,93 Gio. Inversement, 1 Gio correspond à environ 1,0737 Go décimaux. Cet écart de 7,37 % semble modeste, mais il devient très visible à grande échelle.

Par exemple, un disque annoncé à 1 To (1 000 000 000 000 octets) apparaîtra sous Windows comme ayant une capacité d’environ 931 Go (au sens binaire, donc 931 Gio). L’écart de 69 « Go » perçus correspond exactement à ce facteur de 7,37 %. À cela s’ajoute l’espace occupé par la table de partition, le système de fichiers et, parfois, des partitions cachées de récupération, ce qui réduit encore la capacité réellement disponible pour vos données personnelles.

Un disque dur de 500 go affiche 465 go sous windows

Reprenons l’exemple classique d’un disque dur de 500 Go annoncé par le constructeur. En réalité, ce disque contient :

500 Go décimaux = 500 × 1 000 000 000 octets = 500 000 000 000 octets

Windows, lui, va convertir cette valeur en « Go » binaires (Gio) en la divisant par 2^30 :

500 000 000 000 ÷ 1 073 741 824 ≈ 465,66 Gio

L’Explorateur de fichiers arrondira cette valeur et affichera quelque chose comme « 465 Go ». C’est ce décalage qui surprend souvent les utilisateurs au premier démarrage de leur nouvel ordinateur. Rassurez-vous : vous n’avez pas « perdu » 35 Go, ils se trouvent simplement dans la différence entre les systèmes décimal et binaire, ainsi que dans l’espace réservé à la structure logique du disque.

Les SSD samsung 980 pro et la gestion de l’espace par le firmware

Les SSD modernes, comme le Samsung 980 Pro, ajoutent une autre couche de complexité. Outre la différence décimal/binaire, ces disques réservent une partie de leur capacité brute à des usages internes : over-provisioning, gestion de l’usure des cellules (wear leveling), cache, métadonnées du contrôleur, etc. Ainsi, un SSD commercialisé comme « 1 To » ne mettra jamais la totalité de ses 1 000 000 000 000 octets à disposition de l’utilisateur.

Le firmware du SSD se charge de répartir ces réserves pour optimiser les performances et la durée de vie du support. Du point de vue du système d’exploitation, seule une partie de la capacité physique apparaît sous forme de partitions exploitables. Pour vous, utilisateur, cela signifie que la capacité visible dans Windows, macOS ou Linux sera toujours inférieure à la capacité brute décimale, et encore inférieure à ce que suggérerait une conversion binaire stricte. Là encore, connaître la différence entre Go et Gio permet d’éviter de mauvaises surprises.

Les conversions complètes dans la hiérarchie des unités informatiques

Pour finir de répondre à la question « combien de Ko dans un Go exactement ? », il est utile de replacer cette conversion dans une hiérarchie plus large. Du bit au téraoctet, les unités de mesure de stockage suivent une progression précise, qui diffère selon que l’on adopte le système binaire ou le système décimal. Comprendre cette échelle vous aidera à mieux interpréter les capacités annoncées et les consommations réelles de vos applications.

Du bit au téraoctet : la progression par puissances de 1024

En logique binaire, la progression classique des unités de stockage repose sur les puissances de 1024 (2^10). On a ainsi :

8 bits = 1 octet1024 octets = 1 Ko (ou 1 Kio)1024 Ko = 1 Mo (ou 1 Mio)1024 Mo = 1 Go (ou 1 Gio)1024 Go = 1 To (ou 1 Tio)

Chaque étape multiplie la quantité d’information par 1024. C’est un peu comme si, au lieu de compter en dizaines et en centaines, on comptait en paquets de 1024. Pour un développeur qui manipule des pointeurs mémoire ou pour un administrateur système qui dimensionne un volume RAID, cette logique binaire reste la plus naturelle, car elle reflète la réalité de l’architecture matérielle.

Les préfixes binaires : kibi, mébi, gibi, tébi selon l’IEC 60027-2

Pour distinguer clairement les multiples binaires des multiples décimaux, la norme IEC 60027-2 a introduit des préfixes spécifiques : kibi (Ki), mébi (Mi), gibi (Gi), tébi (Ti), etc. Ces préfixes évitent la confusion avec kilo, méga, giga et téra, qui restent réservés au système décimal.

On obtient ainsi les correspondances suivantes :

Unité Symbole Valeur exacte
kibioctet Kio 2^10 octets = 1024 octets
mébioctet Mio 2^20 octets ≈ 1,05 × 10^6 octets
gibioctet Gio 2^30 octets ≈ 1,07 × 10^9 octets
tébioctet Tio 2^40 octets ≈ 1,10 × 10^12 octets

En théorie, lorsque l’on parle de « 1 Gio », on sait qu’il y a exactement 1 073 741 824 octets, soit 1 048 576 Kio. Si l’on reste sur la question « combien de Ko dans un Go », la réponse la plus rigoureuse serait donc de préciser : 1 Gio = 1 048 576 Kio, tandis que 1 Go (décimal) = 1 000 000 Ko décimaux. La nuance peut sembler subtile, mais elle est capitale pour les environnements techniques sensibles.

Tableau de conversion rapide pour développeurs et administrateurs systèmes

Pour vous aider au quotidien, voici un tableau de conversion rapide entre les principales unités, en convention binaire (IEC) :

Unité En octets En Ko (1024) En Mo (1024) En Go (1024)
1 Ko 1 024 1 0,0009766 0,0000009537
1 Mo 1 048 576 1 024 1 0,0009766
1 Go 1 073 741 824 1 048 576 1 024 1
1 To 1 099 511 627 776 1 073 741 824 1 048 576 1 024

En pratique, si vous êtes développeur ou administrateur système, retenir que 1 Go binaire = 1 048 576 Ko vous évitera bien des erreurs de calcul lors du dimensionnement de bases de données, de volumes logiques ou de quotas utilisateurs. Et pour les usages plus « grand public », gardez simplement en tête que les constructeurs parlent en Go décimaux (1 000 000 Ko par Go), tandis que de nombreux systèmes d’exploitation continuent à raisonner en Go binaires.