# À quoi sert le raccourci Ctrl Maj C sur votre clavier ?
Le raccourci clavier Ctrl + Maj + C (ou Ctrl + Shift + C en anglais) est devenu l’un des outils les plus polyvalents de l’arsenal des professionnels numériques. Contrairement aux raccourcis universels comme Ctrl + C pour copier ou Ctrl + V pour coller, cette combinaison de touches revêt des fonctions distinctes selon le contexte d’utilisation. Des éditeurs de texte aux navigateurs web, en passant par les environnements de développement intégrés et les logiciels de conception graphique, ce raccourci s’adapte aux besoins spécifiques de chaque application. Sa maîtrise peut considérablement améliorer votre productivité quotidienne, réduisant le nombre de clics nécessaires pour accomplir des tâches répétitives. Que vous soyez développeur web cherchant à inspecter des éléments HTML, designer graphique reproduisant des styles visuels, ou rédacteur harmonisant la mise en forme de vos documents, comprendre les différentes applications de ce raccourci transformera votre façon de travailler.
Ctrl + maj + C : la fonction de copie formatée dans les éditeurs de texte
Dans le domaine du traitement de texte et de la rédaction professionnelle, le raccourci Ctrl + Maj + C remplit une fonction essentielle qui dépasse largement la simple copie de contenu. Cette combinaison permet de capturer non seulement le texte, mais également l’ensemble des attributs de formatage appliqués : police de caractères, taille, couleur, gras, italique, soulignement, et même l’espacement entre les lignes. Cette capacité à dupliquer la mise en forme s’avère particulièrement précieuse lorsque vous travaillez sur des documents complexes nécessitant une cohérence visuelle stricte, comme des rapports professionnels, des propositions commerciales ou des mémoires académiques.
L’utilisation de ce raccourci répond à un besoin concret : maintenir l’homogénéité stylistique à travers de longs documents sans recourir manuellement aux menus de formatage. Imaginons que vous ayez passé plusieurs minutes à configurer l’apparence idéale d’un titre de section – la police Calibri en 14 points, couleur bleu foncé, avec un espacement spécifique avant et après. Plutôt que de recréer ces paramètres pour chaque nouveau titre, le raccourci Ctrl + Maj + C vous permet de capturer cette configuration en quelques millisecondes. Cette approche réduit considérablement le temps de mise en forme et minimise les risques d’incohérences visuelles qui peuvent nuire à la présentation professionnelle de vos documents.
Copie de mise en forme dans microsoft word et LibreOffice writer
Microsoft Word, le traitement de texte le plus répandu dans l’environnement professionnel, exploite le raccourci Ctrl + Maj + C pour activer sa fonction « Reproduire la mise en forme ». Lorsque vous sélectionnez un texte formaté et appuyez sur cette combinaison, le logiciel mémorise tous les attributs stylistiques associés. Vous pouvez ensuite sélectionner un autre segment de texte et utiliser Ctrl + Maj + V pour appliquer instantanément le formatage copié. Cette fonctionnalité devient indispensable lors de la création de documents standardisés où la cohérence visuelle constitue un impératif. Les statistiques montrent que les professionnels utilisant régulièrement ces raccourcis gagnent en moyenne 23% de temps sur leurs tâches de mise en forme documentaire.
LibreOffice Writer, l’alternative open-source populaire, implémente une logique similaire avec quelques variations. Le raccourci fonctionne de manière identique pour capturer le
style d’un paragraphe, mais selon la version et la configuration, l’application de ce style se fait via la barre d’outils ou le menu contextuel plutôt qu’avec Ctrl + Maj + V. Dans tous les cas, l’objectif reste le même : séparer la copie du contenu (Ctrl + C) de la copie de la mise en forme (Ctrl + Maj + C). Une bonne pratique consiste à définir quelques styles de base (titres, sous‑titres, texte courant) puis à utiliser ce raccourci pour harmoniser rapidement les passages qui auraient été formatés “à la main”. Vous limitez ainsi les erreurs visuelles et facilitez la maintenance du document sur le long terme.
Reproduction du formatage CSS dans les éditeurs de code visual studio code
Dans les éditeurs de code modernes comme Visual Studio Code, Ctrl + Maj + C n’est pas toujours lié par défaut à une action, mais il est fréquemment utilisé via des extensions ou des keybindings personnalisés pour copier un sélecteur ou des propriétés CSS. Par exemple, certains développeurs configurent ce raccourci pour copier le selector path complet d’une règle CSS, ou pour dupliquer uniquement un bloc de déclarations sans la réécrire. C’est particulièrement utile lorsque vous travaillez sur de grosses feuilles de style où la cohérence des propriétés (marges, couleurs, typographies) est critique.
Vous pouvez également rencontrer Ctrl + Maj + C dans VS Code lorsqu’il est mappé à la commande “Copy with syntax highlighting” dans certaines extensions. Concrètement, cela vous permet de copier du code CSS ou JavaScript avec une mise en forme colorée destinée à être collée dans un document de présentation ou un outil de documentation. Plutôt que de refaire la coloration à la main, vous copiez directement un bloc prêt à être utilisé. Pour les équipes produit, ce raccourci devient un moyen rapide de générer des extraits de code lisibles pour les fiches techniques ou les guides internes.
Duplication des styles typographiques dans adobe InDesign et illustrator
Dans le monde de la mise en page avancée, Adobe InDesign et Illustrator proposent déjà des systèmes puissants de styles de paragraphe et de styles de caractère. Cependant, Ctrl + Maj + C (ou Cmd + Maj + C sur macOS) est souvent utilisé pour copier précisément la mise en forme d’un bloc de texte ou d’un objet vectoriel. Dans InDesign, par exemple, ce raccourci peut être assigné à la fonction “Copier les attributs de texte” pour ensuite les appliquer à un autre bloc via un raccourci complémentaire. Cela revient à utiliser un “pinceau de formatage” beaucoup plus fin que la simple application d’un style prédéfini.
Illustrator, lui, permet de copier les attributs d’apparence (contour, fond, effets) d’un objet pour les appliquer à d’autres éléments. Même si la combinaison exacte dépend de la personnalisation de votre espace de travail, de nombreux designers adoptent Ctrl + Maj + C comme déclencheur intuitif pour ce type d’action de copie de style. Vous gagnez ainsi un temps considérable lorsque vous déclinez une même identité visuelle sur une série d’icônes, d’illustrations ou de pictogrammes.
Transfert des attributs de cellules dans microsoft excel et google sheets
Dans les tableurs comme Microsoft Excel, la logique de “copie formatée” s’applique également : il est possible de copier uniquement les formats (couleurs, bordures, formats de nombre) sans toucher au contenu. Selon la version, Ctrl + Maj + C peut être mappé à la commande “Copier les formats”, ou vous pouvez le personnaliser pour lancer un collage spécial équivalent à “Formats uniquement”. Cette approche est idéale lorsque vous avez défini un style de tableau clair (en-têtes gris, lignes alternées, séparateurs fins) et que vous souhaitez l’étendre à d’autres zones sans reproduire les valeurs.
Dans Google Sheets, Ctrl + Maj + C n’est pas attribué par défaut, mais certains utilisateurs l’ajoutent via des scripts ou des extensions de navigateur pour reproduire ce comportement. L’idée reste la même : séparer la gestion des données de la gestion des styles. Vous pouvez ainsi mettre en place une charte visuelle pour vos tableaux (couleurs par type de données, polices pour les totaux, mise en évidence des alertes) et l’appliquer en un geste, au lieu de reconfigurer manuellement chaque plage de cellules.
Le raccourci ctrl + shift + C dans les navigateurs web modernes
Si vous travaillez dans un navigateur web moderne, le raccourci Ctrl + Maj + C prend une toute autre dimension : il devient la porte d’entrée vers les outils de développement. Dans Google Chrome, Edge, Firefox ou Safari, cette combinaison est généralement associée au mode d’inspection d’éléments, permettant d’examiner la structure HTML, le CSS appliqué et parfois même les événements JavaScript. Pour un développeur front-end ou un intégrateur, c’est un peu l’équivalent d’une loupe de précision sur la page.
En pratique, cela signifie que vous pouvez cliquer sur n’importe quel bouton, titre ou image de la page et voir instantanément le code qui le génère. Vous visualisez alors les styles hérités, les marges, les paddings, les polices, ainsi que les contraintes de mise en page comme flex ou grid. Ce raccourci est donc indispensable si vous voulez déboguer rapidement un problème d’alignement, de couleur ou de responsive design, sans fouiller à l’aveugle dans des milliers de lignes de CSS.
Inspection d’éléments DOM dans google chrome DevTools
Dans Google Chrome, Ctrl + Maj + C ouvre DevTools et active directement le mode d’inspection d’éléments. Dès que vous survolez la page, chaque bloc du DOM est surligné, accompagné d’un cadre coloré représentant marges et paddings. En un clic, vous affichez la balise correspondante dans l’onglet “Elements” ainsi que la liste des règles CSS effectives. C’est la manière la plus rapide de répondre à la question : “Pourquoi cet élément s’affiche-t-il comme ça ?”.
Vous pouvez ensuite modifier en temps réel les propriétés CSS, tester d’autres valeurs, ajouter ou désactiver des règles et observer immédiatement le rendu sans toucher au code source du projet. Cette approche est idéale pour prototyper des ajustements ou préparer des correctifs avant de les intégrer proprement dans le dépôt Git. Pour aller plus loin, Chrome permet aussi de copier le selector complet ou même la déclaration CSS générée, ce qui s’inscrit parfaitement dans la logique de “copie de style” que l’on retrouve déjà dans les éditeurs de texte.
Console développeur et débogage JavaScript dans mozilla firefox
Mozilla Firefox adopte une philosophie similaire : Ctrl + Maj + C active l’outil “Inspecteur” et vous place directement en mode sélection d’élément. L’avantage de Firefox réside dans la richesse de ses panneaux de débogage JavaScript, très appréciés des développeurs pour suivre les erreurs, les logs et le profilage des performances. Une fois un élément sélectionné avec le raccourci, vous pouvez basculer vers l’onglet “Console” pour manipuler dynamiquement cet élément via le DOM.
Par exemple, après avoir sélectionné un bouton avec Ctrl + Maj + C, vous pouvez le retrouver dans la console sous la variable spéciale $0 et lui appliquer des modifications ou des tests. Cette intégration fluide entre inspection visuelle et scripting fait gagner un temps précieux dans le débogage d’interfaces complexes. Pour un projet SPA ou PWA, où de nombreux éléments sont générés dynamiquement, ce raccourci devient presque indispensable.
Analyse de structure HTML dans microsoft edge et safari web inspector
Microsoft Edge, désormais basé sur Chromium, reprend quasiment la même implémentation que Chrome : Ctrl + Maj + C lance les outils de développement et l’inspecteur d’éléments. Pour les équipes qui travaillent sur des applications web internes dans des environnements Windows, c’est une garantie de cohérence dans la manière d’analyser les pages, quel que soit le navigateur retenu par la DSI. Vous pouvez donc documenter vos procédures de débogage en vous appuyant sur ce raccourci commun.
Sur Safari, l’équivalent sur macOS est généralement Cmd + Option + C, mais l’esprit reste le même : ouvrir le Web Inspector directement sur l’élément ciblé. Pour les développeurs iOS ou macOS, cette capacité à inspecter le DOM et le CSS sur Safari est essentielle pour s’assurer que les interfaces s’affichent correctement sur l’écosystème Apple. Même si la combinaison de touches diffère, vous gardez en tête que “Ctrl/Cmd + Shift + C” est le geste mental d’inspection immédiate dans la plupart des navigateurs modernes.
Extraction de propriétés CSS depuis l’inspecteur d’éléments
Au‑delà de l’inspection, Ctrl + Maj + C mène souvent à une autre action clé : la copie de propriétés CSS depuis l’inspecteur. Une fois un élément sélectionné, la plupart des outils (Chrome, Edge, Firefox) permettent de faire un clic droit sur la règle pertinente et de choisir “Copy declaration”, “Copy rule” ou encore “Copy styles”. C’est un peu comme prendre un moule de la mise en forme actuelle pour la réutiliser dans votre feuille de style principale.
Concrètement, cela vous aide à transformer une série de tests manuels (modifications faites à la volée dans DevTools) en code durable. Plutôt que de recopier à la main chaque valeur ajustée, vous copiez l’ensemble du bloc CSS et l’intégrez dans votre fichier source. Pour des équipes qui itèrent rapidement sur le design d’une page, cette mécanique “inspecter avec Ctrl + Maj + C, ajuster, puis copier la règle CSS finale” devient un flux de travail standard, aussi naturel que le fameux “Ctrl + C / Ctrl + V”.
Utilisation spécifique dans les logiciels de développement et IDEs
Les environnements de développement intégrés (IDEs) comme IntelliJ IDEA, PyCharm, Android Studio ou Xcode sont très gourmands en raccourcis clavier. Ctrl + Maj + C y prend des significations variées, souvent liées à la manipulation de blocs de code, à la gestion de commentaires ou à la copie de chemins de fichiers. L’objectif reste toujours le même : vous éviter de quitter le clavier pour des opérations répétitives, afin de préserver votre flux de concentration.
Vous l’aurez remarqué : selon le langage que vous codez et l’IDE que vous utilisez, la même combinaison peut déclencher des actions différentes. C’est pourquoi il est utile de prendre quelques minutes pour parcourir les préférences de raccourcis de votre outil et vérifier quelle action est actuellement mappée sur Ctrl + Maj + C. En ajustant ces préférences à votre façon de travailler, vous transformez ce raccourci en un véritable accélérateur de productivité.
Commentaire de code multi-lignes dans IntelliJ IDEA et PyCharm
Dans les IDE JetBrains comme IntelliJ IDEA et PyCharm, le commentaire de code multi‑lignes est souvent associé à la combinaison Ctrl + Maj + / ou à d’autres raccourcis spécifiques. Cependant, de nombreux développeurs reconfigurent Ctrl + Maj + C pour déclencher cette action, car le “C” fait naturellement penser à “Commenter”. Une fois configuré, vous pouvez sélectionner plusieurs lignes de code puis appuyer sur le raccourci pour les entourer automatiquement des délimiteurs de commentaire appropriés (par exemple /* ... */ en Java ou """ ... """ en Python).
Cette fonctionnalité est particulièrement utile pour tester rapidement une hypothèse ou isoler une portion de code sans la supprimer. C’est un peu l’équivalent d’un “brouillon” dans un éditeur de texte : vous mettez temporairement de côté des lignes pour voir l’effet sur l’exécution, tout en pouvant les réactiver en un raccourci. Dans un projet complexe, ce simple geste peut vous faire gagner des minutes, voire des heures, de débogage.
Fonctionnalité de copie de chemin absolu dans sublime text
Sublime Text, très apprécié pour sa légèreté, permet de configurer librement ses raccourcis via un fichier JSON. Nombre d’utilisateurs attribuent Ctrl + Maj + C à la commande copy_path ou copy_absolute_path, qui copie le chemin complet du fichier courant dans le presse‑papiers. Ce type de raccourci est extrêmement pratique lorsque vous devez partager un chemin de ressource avec un collègue, configurer un script de build, ou documenter l’emplacement d’un fichier de configuration.
Plutôt que de parcourir l’arborescence du système pour retrouver manuellement ce chemin, une simple pression sur Ctrl + Maj + C vous donne immédiatement l’information, prête à être collée dans un terminal, un ticket Jira ou un fichier README. C’est un bon exemple de la manière dont un raccourci initialement “neutre” peut être transformé en outil central de votre workflow, à condition de le mapper intelligemment.
Duplication de propriétés dans android studio et xcode
Dans Android Studio, basé lui aussi sur la plateforme IntelliJ, Ctrl + Maj + C peut être affecté à des actions liées au XML de layout ou aux ressources. Certains développeurs l’utilisent pour copier rapidement des attributs d’un widget à un autre, à la manière de la “copie de style” dans les éditeurs graphiques. Par exemple, vous pouvez sélectionner une balise TextView soigneusement paramétrée et copier son groupe d’attributs pour les appliquer à une autre balise, garantissant une cohérence visuelle dans toute l’interface.
Du côté d’Xcode, bien que la combinaison exacte diffère souvent (Cmd + Option + C, par exemple), l’idée de copier les propriétés d’un composant Interface Builder est similaire. Vous pouvez cloner les contraintes Auto Layout, les polices, les couleurs et les comportements pour scaler rapidement votre interface iOS ou macOS. Dans les deux cas, on retrouve la même logique : moins de clics dans l’inspecteur, plus de temps passé à concevoir et à tester l’expérience utilisateur.
Applications du raccourci dans les outils de design graphique
Les designers graphiques utilisent massivement la “copie de style” au quotidien, parfois sans même s’en rendre compte. Dans Photoshop, Figma, Sketch ou CorelDRAW, des raccourcis comme Ctrl + Maj + C sont souvent associés à la copie d’attributs de calque, d’effets ou de propriétés vectorielles. Si vous travaillez sur une identité visuelle complète (site web, affiches, réseaux sociaux), cette capacité à dupliquer fidèlement un style vous évite de retoucher chaque élément manuellement.
On peut comparer cela à une pipette de couleur, mais à une échelle plus large : au lieu de prélever uniquement un code hexadécimal, vous prélevez tout un ensemble de paramètres visuels (ombre portée, rayon de bordure, opacité, mode de fusion, etc.). Une fois que vous avez pris l’habitude de l’utiliser, revenir en arrière et tout refaire via des panneaux et des menus vous semblera incroyablement lent.
Copie des attributs calque dans adobe photoshop CC
Dans Adobe Photoshop CC, la copie d’attributs de calque se fait généralement via le menu contextuel “Copier le style de calque” puis “Coller le style de calque”. De nombreux utilisateurs avancés remappent ces commandes sur des combinaisons rapides comme Ctrl + Maj + C et Ctrl + Maj + V. L’intérêt est évident : vous pouvez configurer méticuleusement l’apparence d’un bouton (ombre interne, dégradé, contour) puis appliquer ce style à une série de boutons similaires en quelques raccourcis.
C’est particulièrement puissant lorsque vous travaillez sur des UI kits ou des maquettes d’interface où chaque incohérence visuelle peut nuire à la crédibilité du design. Au lieu de jongler avec une multitude de calques et de panneaux, vous standardisez vos styles et les propagez rapidement. Là encore, Ctrl + Maj + C devient le symbole d’une mise en forme cohérente et maîtrisée.
Reproduction des paramètres vectoriels dans figma et sketch
Dans Figma et Sketch, la copie de styles est au cœur du flux de travail moderne. Vous pouvez copier des styles de texte, des styles de couleur et des effets pour les appliquer à d’autres composants. Même si le raccourci par défaut n’est pas toujours Ctrl + Maj + C, beaucoup de designers le réassignent pour coller à leurs habitudes héritées des éditeurs de texte ou de code. Cette uniformisation des gestes facilite le passage d’un outil à l’autre au quotidien.
Par exemple, dans Figma, vous pouvez copier les propriétés d’un cadre ou d’un composant (autolayout, effets d’ombre, rayon de bordure) puis les coller sur un autre élément. Cela vous permet de décliner rapidement un système de design complet sans perdre de temps sur des réglages redondants. Dans Sketch, la logique est similaire avec les Shared Styles et la copie de propriétés d’objets, là encore souvent pilotée via un raccourci personnalisable.
Transfert de propriétés d’objets dans CorelDRAW graphics suite
CorelDRAW Graphics Suite dispose d’un outil dédié, le “pipette de propriétés”, qui permet de copier les propriétés d’un objet (contour, remplissage, effets, transparence) pour les appliquer à un autre. De nombreux utilisateurs professionnels choisissent de l’associer à une combinaison telle que Ctrl + Maj + C pour l’invoquer rapidement, surtout lorsqu’ils travaillent sur des plans, des schémas techniques ou des supports print complexes.
L’intérêt est double : vous garantissez une homogénéité totale entre vos éléments graphiques et vous réduisez drastiquement les manipulations de panneaux. Dans un document contenant des dizaines de symboles ou de blocs d’information, cette optimisation devient vite indispensable. Comme pour les autres outils de design, Ctrl + Maj + C y joue le rôle d’un “copieur de style” universel, adapté aux besoins précis du logiciel.
Personnalisation et remapping du raccourci clavier ctrl + maj + C
Vous l’avez vu : la fonction de Ctrl + Maj + C varie énormément d’une application à l’autre. La bonne nouvelle, c’est que sur la plupart des systèmes modernes, vous pouvez personnaliser ce raccourci pour l’adapter à votre usage réel. Sur Windows, macOS comme sur Linux, il existe des outils permettant de remapper les touches au niveau du système ou de l’application. De cette façon, vous transformez Ctrl + Maj + C en un véritable “super‑raccourci” aligné sur votre façon de travailler.
La clé, c’est de définir clairement ce que vous voulez qu’il fasse pour vous. Souhaitez‑vous qu’il copie toujours un style ? Qu’il ouvre systématiquement l’inspecteur d’éléments ? Ou qu’il déclenche une macro spécifique dans votre IDE préféré ? En répondant à ces questions, vous pouvez construire un environnement de travail cohérent, où la même combinaison produit toujours une action logique dans votre tête, même si l’implémentation technique varie d’un outil à l’autre.
Configuration via AutoHotkey sous environnement windows
Sur Windows, l’un des outils les plus puissants pour remapper les raccourcis est AutoHotkey. Ce logiciel gratuit vous permet d’écrire des scripts simples qui interceptent les combinaisons de touches comme Ctrl + Maj + C et déclenchent la commande de votre choix. Par exemple, vous pouvez décider que ce raccourci envoie systématiquement la séquence nécessaire pour ouvrir l’inspecteur dans votre navigateur, quel que soit celui qui est au premier plan.
La syntaxe est relativement accessible : une dizaine de lignes de script suffisent pour créer des comportements complexes, comme copier un chemin de fichier, ouvrir un dossier associé, ou appeler une API interne. Pour les utilisateurs avancés, AutoHotkey devient rapidement un “langage de productivité” à part entière, et Ctrl + Maj + C une brique de base que vous pouvez réutiliser à l’infini dans vos automatisations.
Modification des bindings avec Karabiner-Elements sur macOS
Sur macOS, l’équivalent le plus populaire est Karabiner‑Elements, qui permet de remapper des touches au niveau très bas du système. Vous pouvez ainsi redéfinir Ctrl + Maj + C pour qu’il se comporte comme Cmd + Option + C dans certaines applications, ou pour envoyer une séquence de touches plus complexe. C’est particulièrement pratique si vous passez souvent d’un clavier PC à un Mac, ou si vous souhaitez unifier vos raccourcis entre plusieurs machines.
Karabiner‑Elements va même plus loin en proposant des conditions par application. Vous pouvez décider que Ctrl + Maj + C déclenche l’inspecteur dans votre navigateur, le commentaire de code dans votre IDE, et la copie de style dans votre éditeur de texte, tout en conservant un comportement par défaut dans les autres contextes. En d’autres termes, vous créez un langage de gestes cohérent, même si chaque outil parle techniquement une “langue” différente.
Paramétrage des shortcuts dans les gestionnaires de fenêtres linux
Sous Linux, la personnalisation des raccourcis dépend souvent du gestionnaire de fenêtres (GNOME, KDE Plasma, i3, etc.). La plupart d’entre eux proposent un panneau de configuration dédié où vous pouvez associer Ctrl + Maj + C à une commande système, un script Bash ou l’ouverture d’une application. Par exemple, vous pourriez l’utiliser pour lancer directement votre navigateur avec la console développeur ouverte, ou pour exécuter un script qui copie des informations de diagnostic dans le presse‑papiers.
Les gestionnaires de fenêtres orientés clavier comme i3 ou Awesome WM poussent cette logique encore plus loin. Ctrl + Maj + C peut y servir à cloner la configuration d’une fenêtre, à dupliquer un workspace ou à envoyer une commande au serveur X. Même si ces usages sont plus avancés, la philosophie reste la même : faire de ce raccourci un réflexe central dans votre ergonomie quotidienne, quel que soit l’outil sous‑jacent.
Conflits de raccourcis et résolution dans les environnements multi-applications
Avec un raccourci aussi omniprésent que Ctrl + Maj + C, les conflits sont inévitables. Entre les paramètres par défaut des applications, les personnalisations système et les scripts tiers, il arrive que plusieurs actions se disputent la même combinaison. Résultat : la commande attendue ne se déclenche pas, ou se comporte de façon imprévisible. Comment éviter ce chaos et garder un environnement cohérent ?
La première étape consiste à cartographier vos raccourcis : notez quelles applications vous utilisez le plus et quelle action vous attendez de Ctrl + Maj + C dans chacune. Ensuite, dans chaque logiciel clé (Word, VS Code, navigateur, IDE, outil de design), ouvrez les préférences de raccourcis pour vérifier la configuration actuelle. Là où le conflit est évident, n’hésitez pas à déplacer l’action la moins critique vers une autre combinaison, par exemple Ctrl + Alt + C.
Une bonne pratique, surtout si vous travaillez sur plusieurs machines, est de définir des règles de cohérence simples : par exemple, “Ctrl + Maj + C sert toujours à copier un style ou une propriété”, ou au contraire “Ctrl + Maj + C ouvre toujours un outil d’analyse (inspecteur, console, etc.)”. En respectant ces règles, vous réduisez drastiquement la charge mentale liée au souvenir des raccourcis, et vous minimisez les surprises lorsque vous changez de contexte.
Enfin, gardez en tête que la plupart des systèmes permettent de sauvegarder ou d’exporter vos configurations de raccourcis. Profitez‑en pour créer un “profil” que vous pouvez réimporter sur une nouvelle machine ou partager avec vos collègues. De cette façon, Ctrl + Maj + C cesse d’être un raccourci mystérieux qui change de comportement au gré des applications, et devient un véritable standard personnel au service de votre productivité numérique.